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Interview de l’adjoint au maire de la ville de Joigny

Extrait de l’émission sur France 5 : « C à vous » du lundi 14 janvier 2019
Interview de l’adjoint au Maire de la ville de Joigny (9.500 habitants) :

«  En 10 ans, Joigny a perdu sa maternité, sa chirurgie, son Tribunal d’Instances, son Tribunal de commerce, son régiment militaire.
L’État a supprimé 550 emplois publics dans une ville de 10.000 habitants. 10.000 habitants, cela veut dire 4.000 actifs.Le plus grand plan social de cette ville, c’est l’État qui l’a organisé. Ce qui a justifié le départ ces services publics : mais enfin, vous avez tout ce qu’il vous faut à 50 kms à Sens ou à Auxerre. !!

Et aujourd’hui, 5 6 ans plus tard, on leur dit : espèce de climato-criminel, arrête donc de prendre ta voiture, il faut participer à avoir une économie décarbonnée !! »

Les 3 grands axes qui ressortent des cahiers de doléances sur la ville de Joigny :
– tout ce qui relève du pouvoir d’achat,
– et tout ce qui relève de l’exercice de la démocratie,
– et puis souvent, il est aussi noté le style du Président Macron Lire le reste de cet article »

Bizarre, non ?

Un mouvement populaire spontané est apparu, réunissant des ouvriers, des artisans, des salariés du privé, des fonctionnaires, des étudiants, des retraités, des jeunes, des vieux, des actifs, des inactifs.
Phénomène qui ne s’était pas produit depuis plus de 50 ans en France.
Bizarre, non ?

Et pour une fois, tous réunis autour d’un même thème : le pouvoir d ‘achat !!
Bizarre, non ?

C’est pourquoi, la réponse gouvernementale a été axée sur la transition énergétique !!
Bizarre, non ?

Comme si la transition énergétique est le cœur de la future organisation sociétale, économique, sociale, monétaire, et déterminant nos conditions « ordinaires » de vivre au quotidien.
Soit.

Alors, ce mouvement populaire a donc élargi ses revendications à l’organisation de notre société.
Normal, puisque c’est le gouvernement qui a ouvert cette voie.

Donc, des dizaines de cahiers de doléances se sont remplis, à travers le pays.
Le gouvernement, peut-être surpris par ce phénomène, a décidé d’en débattre publiquement avec tous ceux qui voudraient participer, et donc a mandaté Madame Jouanno pour l’organiser.
Soit.

Mais, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, a affirmé (08/01/2019) que « l’IVG, la peine de mort, le mariage pour tous, ne seront pas sur la table » à l’occasion du débat…
C’est-à-dire un débat populaire sans liberté populaire d’expression sur des thèmes contenus dans les cahiers de doléances.
Bizarre, non ?

Par ailleurs, Mme Jouanno a manifesté (elle aussi..) son désaccord avec des membres du gouvernement, comme Marlène Schiappa ou Benjamin Griveaux, sur le périmètre du débat. Selon elle, « c’est une méconnaissance du débat public que de considérer que les personnes vont ne pas pouvoir porter les sujets qu’elles souhaitent porter sur la table », comme par exemple le mariage pour tous.
A-t-elle pressenti, flairé, imaginé ou conceptualisé que ce débat n’allait être qu’une tentative de gagner du temps pour enfouir l’aiguille dans la botte de foin ?

Car ce mouvement populaire ne serait qu’une aiguille dans une botte de foin pour atteindre les objectifs fixés ?
Bizarre, non ?